J’affectionne particulièrement le travail en studio qui permet de modeler la lumière à loisirs.
Dans les séries de "nus graphiques", j’utilise le corps féminin hors de ses associations conventionnelles, et plutôt comme une matière, en mettant en exergue les lignes, la géométrie, la texture, indépendamment de toute connotation érotique.
Le noir et blanc renforce cette idée de dématérialisation et d’abstraction, en cela aidée par le clair-obscur et le dénuement du studio.
Par opposition l’érotisme n’est pas lié pour moi à la nudité mais à la suggestion et aux environnements décalés, improbables, le désir apparaissant là où on ne s’attend pas à le croiser... |