Michael Bauswein est un photographe grand adepte du Noir et Blanc. Il investit dans mon premier reflex à 16 ans et développe alors lui-même ses films et fait ses tirages sous agrandisseur.
A 20 ans, il se destine à la photo de presse, avec une préférence pour la photo de sport et plus particulièrement de tennis. Il couvre notamment Roland-Garros 4 années d'affilée entre 1998 et 2001, en tant que reporter-stagiaire pour un magazine.
Il se lance sur un terrain qui l'a toujours attiré: la photo de modèle. Ses premières séances sont classiques, peu intéressantes: un drap tendu pour faire office de fond, des éclairages de jardin, mais ses photos ne racontent rien mais il apprend à gérer des modèles. Finalement, il abandonne mon obstination à essayer de recréer en système D les conditions du studio et décide d'utiliser l'environnement, le décor autour de lui, son appartement, celui des modèles et fait le choix du noir et blanc. Il se décide enfin à faire sa première séance de nu. La modèle qu'il choisit, après moultes recherches, c'est Cindy.
Pas complètement à l'aise, il n'ose pas trop lui demander de se déshabiller, c'est elle qui après une heure de séance lui dit amusée: "Je n'étais pas venue pour faire du nu ?" et retire sa lingerie. La séance se passe très bien. Tous deux seront satisfaits du résultat. Le challenge de photographier la nudité sans vulgarité est relevé. Il continue dans cette voie et développe son univers. C'est le projet Daily feminity, il photographie les modèles chez elles en cherchant à recréer un peu de la spontanéité et du charme simple de leur vie quotidienne. En décembre 2007, il publie Daily Feminity.
Depuis, il jongle entre les séances avec modèles et ses envies de photographier la vie des gens. Envies qu'il satisfait lors de ses trop rares voyages. Toujours en noir blanc, intemporel dégradé monochrome... |